Lisez le billet de M. Dominique Derrier sur la façon de procéder pour bien traiter les vulnérabilités dans les organisations.
En début d’année, la société Verizon mentionnait dans son rapport annuel de 2015 que 99,9% des vulnérabilités utilisées sur 2014 sont plus vielles d’un an. En lisant ce document, je fus amené à me questionner: pourquoi ces vulnérabilités n’ont-elles pas pu être corrigées plus tôt ?
Les correctifs permettent de réduire considérablement les risques opportunistes et les attaques ciblées. Leur application n’est pas la chose la plus simple à faire. Quels sont les impacts de manipuler des choses qui fonctionnent?
La correction des vulnérabilités peut bien paraître complexe avec plus de 360 failles par mois en moyenne sur les cinq dernières années (source NIST). La capacité de traitement dépasse le nombre de nouvelles failles.
Comment faire pour rendre cela plus fluide et pour éviter un malencontreux accident ? Comment fédérer les différents acteurs pour éviter les attaques opportunistes sur des risques historiques? Voici comment procéder:
Connaitre votre inventaire
Il est important de connaitre ce que vous avez dans vos infrastructures. Difficile de corriger les éléments qui nous échappent. La partie d’inventaire est souvent négligée et il est parfois difficile de savoir où est installée une version défectueuse de logiciel. Pour tous ceux qui n’ont pas cet inventaire, rien n’est perdu ! Il est facile d’installer des boîtiers de découvertes « quasiment » automatisés capables de relever pour vous les versions et les erreurs. La tendance est aujourd’hui à la découverte en continu pour alimenter ce type d’inventaire et de connaitre automatiquement et rapidement ce qui est présent dans les infrastructures. Attention cependant. En faisant passer une première découverte, il est possible que vous tombiez de votre chaise avec un rapport dépassant l’entendement. Vous pouvez vous retrouver pris au piège avec des éléments que vous devrez adresser. L’étape suivante prend donc tout son sens.Accepter les vulnérabilités
Adresser toutes les failles est (souvent) impossible. Les délais d’application et de correction sont inégaux. Pourtant, il est important de statuer sur les failles, car ce n’est pas forcément un pirate caché dans un pays douteux, mais peut-être simplement un étudiant ou un chevalier blanc qui test les vulnérabilités sur internet. Note: le fait d’utiliser une faille et le fait de ne pas mettre à jour constituent des délits. Pour éviter de tomber dans le piège du rapport de 2000 pages qui attend au fond d’un tiroir, je propose d’adresser les failles selon ces priorités :- Celles ayant les plus gros impacts (si la faille est utilisée);
- Celles qui sont les plus vieilles;
- Celles ayant un correctif disponible et;
- Celles qui touchent le maximum de serveurs internet/interne/utilisateurs.
- accepter de vivre avec;
- disposer d’une solution de contournement avec une solution de protection (règles de par-feux, mécanisme de surveillance) ou une méthode compensatoire et;
- éliminer le risque.





